What are you looking for?
Le premier Parti Animaliste français est né !
16 novembre 2016
1922 visites

Le premier Parti Animaliste français est né !

Les questions de bien-être animal occupent de plus en plus le débat et font partie des préoccupations des Français. En 2012, un sondage Ifop révélait que 29% des citoyens considéraient que les propositions des candidats en matière de protection animale pourraient influencer leur vote. Pourtant, rares sont ceux qui proposent de réelles idées dans leurs programmes de campagne (quand ils n’annoncent pas carrément leur soutien aux chasseurs!).

Mardi 15 novembre, un nouveau parti a été créé : le premier Parti animaliste de France, fondé par un collège de sept personnes issues du monde associatif, mais aussi des politiques et des avocats.

Lors d’une conférence de presse, l’une des cofondatrices, Isabelle Dudouet-Bercegeay, définissait ainsi ce nouveau mouvement : « Il reconnaît et accorde une place centrale à la question animale dans la société. Pour que cette question ne soit plus diluée au milieu de moult propositions électorales, ce parti politique ne se positionnera que sur des thématiques en lien avec les animaux« .

Le parti a notamment pour objectif la mise en place d’un ministère de la Protection Animale, dont les missions seront, entre autres, de veiller au respect des règles en vigueur et d’obtenir l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, l’expérimentation animale, le gavage et les mutilations pratiquées dans certaines filières d’élevage. D’autres points du programme sont plus originaux, comme le rapporte le site 20 Minutes.fr : « inciter les municipalités à mettre en place des espaces de vie pour les chats libres », « interdire l’épédonculation des crevettes », « attribuer une personnalité juridique aux grands singes », « comment sauver les espèces de poissons menacées de disparition ? » « Comment encadrer la pratique de la chasse ? » « Faut-il mettre les poissons rouges dans des aquariums-boules ? »

Néanmoins, quelques questions se posent. Un programme uniquement focalisé sur les problématiques de protection animale n’est-il pas un peu réducteur, occultant les nombreux paramètres qui peuvent entrer en ligne de compte dans leur apparition (pauvreté, éducation, ruralité, environnement, agriculture, etc) ? Le Figaro rapportait également les craintes exprimées par un membre de l’association OABA (Oeuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs), concernant le risque que ce nouveau parti ne s’associe à « certaines idées politiques et propos inacceptables« . La réponse apportée par Hélène Thouy, avocate au barreau de Bordeaux et par ailleurs avocate de l’association L214, fut sibylline : « Nous avons à coeur des valeurs qui seraient en contradiction avec certaines idées républicaines, auxquelles nous n’apporterons aucun soutien.»

L’initiative est donc intéressante, mais nécessite quelques éclaircissements. Le Parti présentera t-il un candidat en 2017 ? Si non, à quel candidat apportera t-il son soutien ? Les réponses dans notre prochaine interview !

Plus d’informations

Le site Internet du Parti Animaliste : http://parti-animaliste.fr

 

Rectificatif du 16/12/16 : les propos de Hélène Thouy rapportés par le Figaro étaient erronés. Après visionnage de l’extrait vidéo de la conférence, Mme Thouy répond très clairement au directeur de l’OABA : « Si le Parti animaliste est monothématique, il a des valeurs, qu’il entend porter et qui lui sont chères. Il y a une charte des valeurs qui sera dans le dossier de presse. Et évidemment des valeurs qui seraient contre-républicaines, contre-démocratiques, contraires aux libertés fondamentales auxquelles nous sommes extrêmement attachées, n’auraient évidemment pas leur place dans notre parti, et notre parti n’y apporterait aucun soutien. Si je peux me permettre de vous rassurer de ce point de vue-là, évidemment c’est tout à fait clair là-dessus. »
Nous remercions Mme Isabelle Dudouet-Bercegeay, porte-parole du Parti, de nous avoir signalé cette erreur à laquelle nous apportons un rectificatif.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

One Responses

  1. Lors des Européennes de 1989 une liste apolitique de protection de l’animal et de leur environnement fut conduite par Mme Arlette ALESSANDRI, présidente de la FAA, mais son échec avec 1%, ne permit pas de suite durable. Il faut absolument fédérer toutes les associations dispersées pour proposer un front commun, comme la FNSEA chez les agriculteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

* = Champ requis