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Avoir un chat et un pète au casque ? Aucun lien !
20 mars 2017
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Avoir un chat et un pète au casque ? Aucun lien !

Les chercheurs n’ont trouvé aucune corrélation entre le fait d’avoir un chat et le fait de développer une maladie mentale. Ouf ! Car il y a un an et demi, une étude avait affirmé exactement l’inverse, suscitant l’émoi des propriétaires de chats (relisez notre article à ce sujet).

En effet, les chats sont souvent porteurs de Toxoplasma gondii, un parasite qui peut causer des infections chez les humains, voire conduire à la psychose. Pour cette raison, certaines recherches ont suggéré que la possession d’un chat domestique pouvait augmenter les chances de développer une maladie mentale. Cependant, une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’University College de Londres a trouvé des preuves limitées pour appuyer cette hypothèse. L’étude a été publiée en ligne en février 2017 dans la revue Psychological Medicine.

Les chercheurs ont étudié les situations de plusieurs familles, afin de déterminer si la présence d’un chat pendant la grossesse ou l’enfance était associée à des expériences psychotiques au début et à la fin de l’adolescence.

À partir de cette information, les chercheurs ont examiné deux variables d’exposition: si la mère possédait un chat pendant la grossesse et si elle en possédait un quand l’enfant avait quatre ans. Comme exposition secondaire, ils ont également examiné si elle possédait un chat quand l’enfant avait 10 ans.

Les analyses des études ont été basées sur les participants qui avaient des données complètes à 13 ans (6 705 enfants) et 18 ans (4 676 enfants). Dans les deux échantillons, environ un tiers des mères possédaient un chat pendant la grossesse et lorsque l’enfant avait quatre ans et dix ans.

Lorsqu’on adoptait une approche univariée (le simple fait de posséder un chat), il semblait y avoir un risque plus élevé, mais une fois qu’on tenait compte des facteurs multivariables (type de logement, encombrement des ménages, éducation maternelle, classe sociale, état matrimonial, âge paternel, ), cet effet n’était plus significatif. Ainsi, alors que posséder un chat à quatre ans était associé à des probabilités plus élevées d’avoir des symptômes psychotiques à 13 avec les modèles univariables, ce n’était pas le cas avec l’ajustement multivariable.

Ces résultats ne concordent donc pas avec d’autres études, et les chercheurs suggèrent que cela est dû à des différences méthodologiques. Selon l’étude, d’autres enquêtes « ont généralement été entravées par des limites méthodologiques notables, de petits échantillons ad hoc et de faibles analyses statistiques.« 

Ils en ont conclu que, bien que de bonnes données appuient une association entre une infection par T. gondii et une psychose postérieure, la possession d’un chat pendant la grossesse ou la petite enfance ne semble pas non plus être un facteur de risque. Malgré ce manque de corrélation, les chercheurs recommandent toujours aux femmes enceintes d’éviter de manipuler la litière contaminée en raison du risque d’une infection à T. gondii.

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