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Propriétaires stressés ? Chiens stressés !
1 mars 2017
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Propriétaires stressés ? Chiens stressés !

On s’en doutait depuis un bon moment, mais des chercheurs autrichiens ont démontré que le stress des propriétaires pouvait effectivement influencer leurs chiens dans leur propre gestion de situations stressantes et être tout simplement communicatif.

Des chercheurs de l’Université de Vienne ont mené une étude pour voir comment les propriétaires et les chiens pouvaient s’influencer les uns les autres dans l’adaptation aux situations stressantes. Ils voulaient savoir si les personnalités humaines et canines pouvaient rendre l’autre plus ou moins capable de gérer le stress. Afin de tester cela, les chercheurs ont pris des échantillons de chien et de la salive humaine après diverses situations de test et mesuré les niveaux de l’hormone de stress cortisol. Les chercheurs ont également utilisé des questionnaires pour analyser les personnalités des propriétaires et de leurs chiens. La recherche a été publiée le 8 février 2017 dans PLOS One.

L’exposition prolongée au stress et à l’anxiété peut affecter les niveaux de cortisol d’un individu. S’ils sont exposés à un stress continu au fil du temps, les niveaux ne varieront pas beaucoup, même en réaction à des situations stressantes supplémentaires, indiquant un état d’anxiété plus constant. Pour cette raison, les chercheurs ont émis l’hypothèse que les chiens et les personnes ayant une grande variabilité du cortisol étaient mieux en mesure de s’adapter aux situations stressantes. Tester ces niveaux de cortisol « peut être une mesure informative de l’adaptation au stress, avec une grande amplitude entre les pics d’éveil et de relaxation reflétant une saine régulation ».

L’étude a porté sur 132 couples d’humains et de chiens. Les propriétaires ont rempli des questionnaires pour évaluer leur personnalité et la personnalité de leur chien. Les questionnaires ont évalué la personnalité du propriétaire en cinq catégories : névrotique, extraversion, ouverture, agilité et conscience. Ils ont également considéré l’attachement entre le propriétaire et le chien.

En outre, des échantillons de salive ont été prélevés aux niveaux de base et 15 minutes après la fin de chaque essai. Plusieurs tests ont été mis en place pour recueillir des informations sur la façon dont le chien et le propriétaire étaient liés l’un à l’autre et comment ils faisaient face à différentes situations. Dans un premier test, les propriétaires devaient promener leur chien à travers un pont maillé et se tenir debout sur un podium décalé pendant au moins cinq secondes. Un second test permettait aux chercheurs d’observer comment propriétaire et animal géraient une situation lorsqu’ils étaient ensemble ou séparés. Dans ce test, l’un des chercheurs avait mis un manteau long et un masque de ski et s’était avancé vers le chien en le regardant fixement. Dans un premier cas, le chercheur « menaçant » quittait la pièce après s’être approché du chien, dans un second cas, il enlevait son accoutrement et présentait du fromage au chien.

Les résultats ont montré que les femmes propriétaires de chiens mâles avaient la variabilité de cortisol la plus faible de tous les cas observés. Les propriétaires stressés avaient une plus grande variabilité de cortisol que les propriétaires de chiens « cool » et amicaux.

Les propriétaires qui ont obtenu un score élevé en neuroticisme avaient des chiens avec une faible variabilité de cortisol. Le neuroticisme, selon les chercheurs, est lié à de faibles attentes de soutien social, à des symptômes de dépression majeure et d’anxiété. En conséquence, les chiens qui sont sensibles à l’état émotionnel de leurs propriétaires « peuvent refléter l’anxiété et les attentes négatives des propriétaires neuroticistes dans leur variabilité de cortisol ». Autre fait intéressant : les chiens qui étaient peu sûrs de l’attachement de leur propriétaire envers eux ont également manifesté une faible variabilité du cortisol.

La personnalité du chien ne semblait pas expliquer de façon significative la variabilité du cortisol chez les chiens et les propriétaires. Les chercheurs ont conclu que les caractéristiques du propriétaire semblent être plus pertinentes et plus influentes dans la relation entre les deux espèces. Cette étude peut être fondamentale dans les futures études sur la relation homme-chien, y compris pour l’éducation et la rééducation des chiens.

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