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Défense des animaux : non, Marine Le Pen ne s’engage pas !
2 mai 2017
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Défense des animaux : non, Marine Le Pen ne s’engage pas !

Histoire de ratisser le plus largement possible, Marine Le Pen n’hésite pas à dire qu’elle sera l’avocate des droits des animaux si elle est élue présidente de la République. Pourtant, le site Animaux & Politique la classait loin derrière Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et même Philippe Poutou. Pourtant, alors qu’elle est députée européenne, avec 23 autres élus frontistes, elle a toujours refusé de voter en faveur d’avancées en matière de protection animale et de bien-être, notamment dans l’élevage. Pourtant, elle flatte sans mesure les chasseurs, peu réputés pour être des amis des animaux.

Marine Le Pen évoque, dans son programme, une volonté d’améliorer le respect des animaux dans les abattoirs et dans les laboratoires d’expérimentation animale. Deux sujets effectivement très sensibles au sein de l’opinion publique, surtout depuis la diffusion des vidéos choc de l’association L214.

Mais en novembre 2015 lors du vote au Parlement européen de la résolution pour une nouvelle stratégie pour le bien-être animal pour 2016-2020, les élus frontistes ont refusé de soutenir de multiples amendements comme l’instauration d’un règlement européen et d’un financement du bien-être animal ,ou encore une nouvelle politique alimentaire durable pour les animaux. Le rejet de ces amendements a concouru à vider de sa substance cette résolution qui, selon les écologistes, n’avait plus de caractère contraignant pour les éleveurs. En mars 2017, seuls 2 élus frontistes ont voté pour une législation européenne visant à mettre fin à l’élevage intensif des lapins.

Dans une vidéo mise en ligne sur le site du Front national, Marine Le Pen déclare en mars 2017 : « Il faut reconstituer le maillage territorial des abattoirs. Il faut éviter aux animaux d’être transportés dans des conditions qui sont terriblement éprouvantes et même parfois cruelles. » Pourtant, ni elle ni aucun autre élu frontiste n’a voté en faveur de l’amendement visant à introduire une durée maximale de 8 heures pour le transport des animaux. Et par ailleurs, aucun élu frontiste n’a participé aux débats de l’Assemblée nationale sur la proposition de loi d’Olivier Falorni, concernant le respect de l’animal en abattoir, qui faisait suite à la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux et évoquait notamment le transport des bêtes.

Et quid de la chasse, de la corrida ? « Traditions » qu’il convient de conserver sans doute pour les frontistes… étant donné que leurs fans constituent un réservoir de voix précieuses au moment des élections…  Au Parlement européen, même démarche : les frontistes ont voté contre la proposition d’adhésion de l’Union européenne à la convention CITES, qui interdit le commerce international d’espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, et contre des amendements interdisant la chasse à des fins récréatives…

Alors est-qu’on s’engage réellement pour les animaux, au Front National ? La réponse est non. On se sert de la cause animale comme d’un moyen de draguer des électeurs, c’est à peu près tout.

Attention, on ne dit pas qu’au Front National, personne n’aime les animaux… Loin de nous une telle généralisation. Après tout, Hitler aussi adorait les bergers.

Mais allemands, cela va de soi.

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One Responses

  1. Le FN n’est pas le meilleur ami des animaux, article de Pascal DURAND, eurodéputé écologiste, paru dans Libération du 13 avril 2017. Le collectif animalier Belaud-Argos créé par l’eurodéputée FN Sophie MONTEL n’est qu’un organe visant à détourner les voix animalistes vers son parti. Elle s’est déclarée d’ailleurs publiquement en faveur de l’avortement.

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