Lucien, French cat from Limousin

Maow. Malgré ce froid polaire, on me demande d’écrire un post pour me présenter alors que je préfèrerai largement rester en boule sur ma peau de mouton made in Isle of Skye (Scotland). Vous avez l’illustration juste à votre gauche. J’ai l’air de prendre mon pied non ? Enfin, ma patte. Au propre comme au figuré.

Laissez-moi donc me présenter : Lucien de Bellegarde, Lulu pour les intimes, Luciano quand Maman a sa phase « je parle italien à la maison ». Je tiens mon prénom, non pas de Gainsbourg, mais du lion de Paul Préboist dans le film avec Coluche Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ. Celui qui n’aime pas trop le gaulois parce que c’est un peu fade, mais qui surkiffe le romain, vous savez ? Et c’est mon maître qui m’a baptisé ainsi. Ca vous donne une idée de ses goûts en matière cinématographique (ce qui valait pour la peau de mouton ne se retrouve pas partout, c’est ballot. Maow).

Mais bon, je peux bien lui pardonner. Faut dire que je lui dois une fière chandelle. Il y a de cela 3 ans je crois (ma mémoire flanche, et que dire de la leur…), alors que je croupissais « dans le ruisseau », comme dit Papa, au refuge SPA de Bellegarde, près de la capitale des Arts du Feu (Limoges pour les ignares), un grand monsieur plutôt jeune et sympa est venu nous voir, moi et mes multiples potes du refuge. Certains de ces crétins foutaient le camp, d’autres étaient plus timides. Moi j’avais un bon feeling. J’sais pas, peut-être son parfum. Je me suis frotté à sa jambe et je lui ai parlé. Il m’a pris aux bras, et j’ai remarqué qu’il avait une petite barbe pas bien rasée. Le meilleur grattoir du monde ! Un petit coup de frotte-frotte au menton et quelques échanges d’odeur plus tard, il m’emmenait au bureau et réglait les formalités : il m’a embarqué en caisse (dans tous les sens du terme), et je quittais le refuge pour toujours. Du moins ais-je de bonnes raisons de l’espérer.

Ainsi, un peu comme Depardieu dans sa jeunesse, je suis monté de ma province natale (le Limousin à défaut de l’Indre de Gégé) pour conquérir fortune, gloire, femmes et truites à volonté dans la capitale. Et le pire, c’est que j’ai réussi. A preuve : maintenant, je collabore à un blog. On m’a demandé d’être une mascotte, de raconter ma vie. Après tout, pourquoi pas.

J’avoue que j’ai l’air méga con sur la photo de droite… c’était l’époque où on vivait encore à Paris. J’ai l’air nettement plus « fit » et mieux dans mes pattes sur la photo de gauche, prise dans notre maison près de Fontainebleau. C’est là que je vis maintenant, une sorte de Winterfell avec forêts, mulots, corbeaux à gniaker.

Mes maîtres s’imaginent que je vais écrire sur ce blog parce qu’il y a des livres partout ici, ce qui ferait automatiquement de moi un rat de bibliothèque (la honte). Mais la vraie raison, je vais vous la dire. C’est parce que je suis un Lol Cat. Un lover. Vous n’imaginez pas tout ce que je sais faire. Il y a des preuves en photo et en vidéo. Alors faites place Tard, Henri the (fake) French Cat et autres ringards : J’ARRIVE !

Je vais donc aussi souvent que possible vous faire partager mes petites aventures de chat franchouillard, et croyez-moi, y’a de quoi faire.