Souvenir de Crète : le chat haret

En Crète, comme un peu partout en Grèce sans doute, on trouve des ruines antiques… et des chats errants. Plein. Partout. La Crète, c’est Catland. Pas une ruelle, pas un restaurant (surtout), sans qu’on croise une bande, ou un solitaire en maraude. S’ils sont particulièrement farouches envers les humains, ils n’en sont pas moins sympathiques et font partie du paysage local.

Le meilleur moment pour rencontrer ces chats reste encore celui du repas. N’écoutez pas ce que dit votre guide du Routard : il n’y a aucun problème à nourrir les chats de vos restes, et personnellement je n’ai vu aucune bagarre, mais plutôt une entente bon enfant.

Prévention et adoption

La plupart de ces chats vivent sans se préoccuper des humains, qui ne se soucient pas davantage d’eux d’ailleurs… sauf lorsque le nombre croissant de félins devient gênant. « On ne s’embarrasse pas alors de scrupules pour les empoisonner, parce qu’on considère que ces chats sont une nuisance« , explique Mo Watson, une Anglaise résident à Plaka, à l’est d’Héraklion, près de la station balnéaire d’Elounda. « L’année dernière, cela s’est produit deux fois en quelques mois« .

Un chat de Plaka devenu la mascotte d’une boutique, où il dort toute la journée ! Il est si populaire que les propriétaires ont fait deux cartes postales à partir de ses photos, vendues 1 euro au bénéfice de PlakaKats

Les problèmes liés à une trop grande population féline semi-sauvage sont connus : bagarres récurrentes, naissances non-contrôlées, maladies et parasites divers… Autant de désagréments contre lesquels lutte Mo Watson. Elle a fondé il y a 8 ans l’association PlakaKats, qui a pour simple mission de stériliser, vermifuger et globalement soigner les chats errants de l’île de Spinalonga (face à Plaka) et des villages alentours. Outre les soins vétérinaires, les chats sont nourris tous les jours, toute l’année. Si certains sont blessés ou malades, Mo les prend chez elle, et les remet en liberté lorsqu’ils sont guéris. S’il le faut, Mo met à contribution son réseau d’associations d’aides aux animaux en Grande-Bretagne, qui se charge de trouver des familles d’adoption. Lorsque des chiens sont retrouvés abandonnés, Mo se charge également de leur trouver un nouveau foyer.

« Le but n’est pas de faire adopter les chats à tout prix. S’ils sont heureux dans leur environnement naturel, je les laisse. S’ils sont trop faibles pour y survivre, je trouve une solution pour eux. »

La plupart des commerçants de Plaka, village de bord de mer très touristique à la clientèle internationale, soutiennent l’action de Mo Watson et n’hésitent pas à en parler aux touristes. Si les actions menées sont simples, elles permettent de changer grandement le quotidien de ces chats sans pour autant les retirer de leur milieu de vie naturel.

Pour aider les chats de Plaka

Si vous êtes en vacances à Elounda, Plaka, ou que vous passez par ces villages, n’hésitez pas à faire un petit don (1 euro est demandé) contre une carte postale pour aider l’association. Les boutiques Yoni Eco Boutique, Noa, Plaka’s Ilios, Xaroupia et Stella Appts sont marraines de l’association.