Frère Jacques, bouledogue anglais et mascotte d’une start-up

Avec un nom et une « gueule » pareils, Frère Jacques ne pouvait que faire la une de Pet in the City ! Clément, son propriétaire, est un client de Thierry à la clinique vétérinaire du Pont de Neuilly (http://cliniqueveterinairepontdeneuilly.fr/) et patron d’une jeune start-up spécialisée dans le recrutement, démarrée il y a 6 mois à peine, n’est pas un patron comme les autres : bien qu’il n’habite qu’à 400 m de son lieu de travail, il lui semblait impossible d’y laisser Frère Jacques toute la journée. Alors c’est très simple : il l’emmène au bureau tous les jours. Et visiblement, le chien s’est parfaitement intégré à l’équipe de Clément, au point que la moindre de ses absences est non seulement remarquée mais commentée durant des heures. Il nous a expliqué en quoi son chien était devenu un facteur de cohésion et de bien-être dans son entreprise.

Clément, parlez-nous de Frère Jacques. Déjà, quelle idée que ce prénom !

Clément Barber : Oui, j’avoue que c’est original ! Ma femme est brésilienne, et francophone. La comptine « Frère Jacques » est un souvenir d’enfance pour elle, d’autant plus que son père est musicologue (j’ai d’ailleurs appris par lui que c’était Rameau qui avait écrit cette comptine!). C’est elle qui voulait absolument un chien depuis 7 ans, et qui m’a non seulement convaincu d’en prendre un… mais aussi de l’appeler « Frères Jacques » ! Nous sommes donc propriétaires d’un génial bouledogue anglais de 6 mois qui porte ce nom peu commun.

Pourquoi l’avoir emmené au bureau ? Est-ce que ça se passe bien avec les membres de l’équipe ?

Clément Barber : Le laisser à la maison alors que je ne suis qu’à 400 mètres m’était insupportable. J’avoue que je l’ai « imposé » au bureau, c’est un peu un fait du prince et personne n’a évidemment osé dire quoi que ce soit. Cependant, je crois que tout le monde est content de sa présence et c’est pour ça qu’il a été très bien accepté. Il se balade dans chaque bureau, ronfle, débranche les fils en passant sous les bureaux, met des poils sur les pantalons… Alors on ne laisse plus les sacs posés par terre, mais c’est peut-être le seul désagrément. La pause-clope est toujours consacrée à Frère Jacques, pour le papouiller, le caresser, et ce n’est pas lui qui s’en plaindra !
Dans nos métiers, assez stressants, la présence d’un animal apaise, c’est un moment de tendresse dans ce monde de brutes… C’est aussi un élément fédérateur. D’ailleurs, j’avoue qu’en recrutant quelqu’un, si j’observe de la part du candidat un mouvement de recul face à mon chien, ça sera un point négatif pour lui. J’irais même jusqu’à dire que je préfèrerai me séparer d’un collaborateur que de mon chien en cas de problème. Mais heureusement, tout le monde l’accepte. Il a une grande cour pour s’ébattre, tout va bien.

Aucun désagrément à déclarer, vraiment ?

Clément Barber : Bon… Il y a bien un élément gênant, en particulier lorsque nous sommes au téléphone et qu’il est à côté : il ronfle. C’est un peu embarrassant en conférence à distance, mais généralement ça fait rire. Parfois, nous sommes tout de même bien obligés de le changer de pièce lorsque nous avons des échanges importants avec certains clients!
Il y a aussi le mauvais exemple qu’il donne vers 15h, quand tout le monde se remet au travail après le déjeuner : il dort là où il tombe, et donne envie à tout le monde de dormir ! Il demande de l’attention, des câlins et des jeux, mais ce n’est pas un tyran domestique. Si on lui dit gentiment d’aller voir ailleurs, il y va.  C’est une bonne nature, placide et calme, facile à vivre. Il avait le bon caractère pour vivre dans un environnement professionnel. J’aurais eu plus de mal avec un labrador je pense… A part ses ronflements, rien ne nous dérange chez lui.

Peut-on aller jusqu’à dire qu’il fait partie de l’équipe ?

Clément Barber : Totalement. Il est parfaitement intégré, et dès qu’il est absent, il manque à tous. Il a dû être opéré il y a quelques temps d’une petite tumeur. Tout le monde était inquiet, prenait de ses nouvelles. Tout le monde le nourrit, du coup il fait la tournée des popottes, l’ambiance est vraiment très bonne.
Par ailleurs, comme notre entreprise est très jeune, c’est en quelque sorte l’incarnation de notre différence. J’espère juste que ça ne nous fait pas perdre en crédibilité !

Et si vos collaborateurs voulaient également amener leur chien, que diriez-vous ?

Clément Barber : C’est une question difficile, car je pourrais difficilement leur dire non… Néanmoins, la question ne s’est pas posée, et tant mieux peut-être, car tout dépendrait du deuxième chien finalement. S’il est calme et que ça se passe bien avec Frère Jacques, pourquoi pas. Mais deux chiens qui jouent au milieu des bureaux… J’avoue que je n’imagine pas vraiment la situation !

Clément Barber est le fondateur et directeur de Esther Ellis Group, cabinet de recrutement basé à Paris 16ème