Abattage des loups : votons contre !

Le ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie a lancé le 11 février dernier une consultation publique permettant de recueillir l’avis des citoyens sur un nouvel arrêté préfectoral concernant la chasse et la mise à mort de 6 loups supplémentaires (le quota actuel étant de 36).

La consultation est encore ouverte jusqu’à ce soir, c’est donc le moment d’exprimer votre opinion sur le sujet ! Pas de système de vote, mais un recueil de commentaires prônant le pour ou le contre, un peu comme un cahier de doléances. A ce jour, on compte 4116 commentaires au total.

Voici officiellement ce que contiendrait cet arrêté :

« Le présent projet d’arrêté propose donc de relever le seuil de prélèvement au cours de la période 2015/2016 pour la mise en œuvre des seuls tirs de défense. Cet arrêté n’entrera en vigueur que si le plafond initial de 36 loups détruits est atteint.  Six loups (mâles ou femelles, jeunes ou adultes) supplémentaires pourront ainsi être prélevés, sur autorisation des préfets. Si le seuil initial de 36 loups venait à être atteint, ce plafond supplémentaire contribuera à la prévention des prédations, en autorisant uniquement les tirs de défense réalisés avec des fusils de chasse à canon lisse (ces tirs ont une faible chance de détruire un loup mais leurs effets d’effarouchement sont reconnus).
Il est également prévu que deux des six loups puissent être prélevés par tirs de défense renforcée, mobilisant plusieurs tireurs dotés d’armes à canon rayé, à compter du 1er mai 2016. Ces tirs, plus susceptibles de détruire l’animal visé, permettront d’intervenir au cours de la période (du 1er mai au 30 juin) où la pression de la prédation est la plus intense (notamment lorsque les troupeaux sont dans les alpages) : les attaques de loups peuvent y être récurrentes et très importantes, et les seuls tirs de défense avec des fusils à canon lisse ne sont pas suffisants pour protéger les troupeaux.«

La Consultation Publique précédente, émise à l’été dernier, n’avait pas empêché le ministère d’appliquer des arrêtés préfectoraux déjà contestés… Mais les associations environnementales, comme par exemple FERUS, encouragent les citoyens à montrer une vive opposition à ces décisions qui nient le statut protégé du loup.

Nous avions lancé une réflexion il y a quelques temps sur notre cohabitation avec le loup, animal qui ne compte pas plus de 300 individus sur notre territoire et contre lequel d’autres solutions existent que l’abattage systématique. N’hésitez donc pas à laisser votre commentaire sur le site de la consultation, et votez contre ce projet d’arrêté !