Des jours de congés pour prendre soin de son animal !

Prendre au sein de son entreprise quelques jours de congés pour accueillir un nouveau chien ou chat, en prendre soin après une intervention vétérinaire éprouvante, ou l’accompagner dans ses derniers moments de vie : c’est possible dans certaines entreprises anglo-saxonnes, d’ailleurs de plus en plus nombreuses !

Nos animaux de compagnie prenant une part de plus en plus importante au sein de la famille, certains patrons ont considéré qu’il fallait accorder aux salariés un droit spécifique les concernant. Une idée plus que pet-friendly ! Ce congé de « patte-ernité » (jeu de mot quasi intraduisible avec le mot anglais paw-ternity !) permet donc de poser quelques heures, quelques jours voire quelques mois, selon la situation et les besoins de l’animal.

Congés de paw-ternity

Greg Buchanan dirige une petite entreprise d’assistance technique à Manchester, en Grande-Bretagne. Outre les traditionnels congés de maternité et de paternité, il a été l’un des premiers à mettre en place le congé de « patte-ernité », une mesure utile selon lui puisque près de 60% des Anglais possèdent un animal de compagnie :

« Dans notre pays, on aime beaucoup nos animaux. J’ai moi-même deux chiens aujourd’hui. J’ai accueilli il y a quelques temps un chiot adopté en refuge. Je me suis très vite rendu compte qu’il fallait que je sois auprès de lui pour que son arrivée et que ses rapports avec mes autres chiens se passent bien. Alors j’ai pris une semaine de congés pour lui donner ses premières leçons d’éducation. Je crois que cela l’a bien aidé.«

C’est cette expérience personnelle qui a motivé Greg Buchanan à généraliser ce type de congé dans son entreprise. Ainsi, un de ses ingénieurs a pris 4 jours de congés pour s’occuper de son nouveau chien, récemment adopté :

« Un membre de sa famille est décédé soudainement, et il a pris son chien chez lui. Comme il est évident que les chiens, dans de telles situations, peuvent souffrir d’anxiété de séparation et stresser face à un nouvel environnement, il a pris le temps nécessaire pour qu’il s’habitue doucement. Nous étudions les demandes au cas par cas. Si l’un de mes employés me demande un congé pour son poisson rouge… Je n’accepterai sans doute pas !«

Alors certes, si de nombreux salariés prennent un tel congé, cela peut réduire les effectifs quelques temps. Mais Greg Buchanan parie plutôt sur le bon moral que cela donnera à ses équipes et le regain de motivation à mieux travailler, ce qui à terme ne peut être que bénéfique pour l’employeur.

A bon entendeur en France : salut ! 😉

(source : USA Today)